{"id":2430,"date":"2018-09-20T10:43:08","date_gmt":"2018-09-20T08:43:08","guid":{"rendered":"https:\/\/www.mieux-apprendre.com\/?p=2430"},"modified":"2020-01-27T10:41:30","modified_gmt":"2020-01-27T09:41:30","slug":"grandir-entoure-de-nature-est-favorable-au-developpement-du-cerveau-des-enfants","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.mieux-apprendre.com\/?p=2430","title":{"rendered":"Grandir entour\u00e9 de nature est favorable au d\u00e9veloppement du cerveau des enfants"},"content":{"rendered":"<div class=\"row-fluid\">\n<div id=\"main\" class=\"span9\">\n<div class=\"texte entry-content\">\n<p><span class=\"spip_document_684 spip_documents spip_documents_center\"> <img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/www.mieux-apprendre.com\/local\/cache-vignettes\/L500xH332\/people-2561562__340-cdf92.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"332\" \/><\/span><br class=\"autobr\" \/>Le fait de grandir dans un lieu entour\u00e9 d\u2019espaces verts serait b\u00e9n\u00e9fique pour le d\u00e9veloppement du cerveau des enfants. C\u2019est la conclusion principale d\u2019une \u00e9tude publi\u00e9e dans <i>Environmental Health Perspectives et dirig\u00e9e par l\u2019Instituto de Salud Global <\/i> (ISGlobal) de Barcelone, en collaboration avec l\u2019UCLA (Universit\u00e9 de Californie-Los Angeles). La d\u00e9marche de l\u2019ISGlobal est fond\u00e9e sur une affirmation\u00a0: <i>\u00ab\u00a0Au XXI\u00e8me si\u00e8cle, nous ne devrions pas tol\u00e9rer que l\u2019esp\u00e9rance de vie d\u2019une personne soit d\u00e9termin\u00e9e par l\u2019endroit o\u00f9 elle est n\u00e9e\u00a0\u00bb.<br class=\"autobr\" \/><\/i><\/p>\n<p>Pour cette recherche, a \u00e9t\u00e9 analys\u00e9 le d\u00e9veloppement c\u00e9r\u00e9bral de 253 \u00e9coliers de primaire scolaris\u00e9s \u00e0 Barcelone. Les chercheurs ont r\u00e9colt\u00e9 par photos satellite des donn\u00e9es g\u00e9ographiques sur les lieux o\u00f9 habitaient les enfants, de leur naissance jusqu\u2019au moment de l\u2019\u00e9tude. L\u2019anatomie de leur cerveau a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e par IRM.\u00a0Leur m\u00e9moire et leurs capacit\u00e9s d\u2019attention ont \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9es \u00e0 l\u2019aide de tests informatis\u00e9s.<br class=\"autobr\" \/>Aux r\u00e9sultats, les chercheurs ont constat\u00e9 que la vie \u00e0 proximit\u00e9 d\u2019espaces verts \u00e9tait associ\u00e9e \u00e0 un plus gros volume de mati\u00e8re blanche et de mati\u00e8re grise et, curieusement, dans des zones tr\u00e8s semblables \u00e0 celles associ\u00e9es \u00e0 de meilleurs r\u00e9sultats aux tests cognitifs. Autrement dit, grandir \u00ab\u00a0au vert\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9 au fait d\u2019avoir un plus grand volume de mati\u00e8res c\u00e9r\u00e9brales, et dans des zones importantes pour les fonctions cognitives.<\/p>\n<p>En plus de ces diff\u00e9rences anatomiques, les enfants \u00e9lev\u00e9s dans des zones de verdure avaient de meilleures capacit\u00e9s d\u2019attention ainsi qu\u2019une meilleure m\u00e9moire de travail \u2013 cette m\u00e9moire \u00e0 court terme permettant de stocker et de manipuler temporairement des informations pour r\u00e9aliser une t\u00e2che particuli\u00e8re, notamment un raisonnement.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C\u2019est la premi\u00e8re \u00e9tude qui \u00e9tablit une association entre l\u2019exposition \u00e0 long terme aux espaces verts et la structure du cerveau\u00a0\u00bb, conclue le Dr Payam Dadvand, chercheur \u00e0 l\u2019ISGlobal et auteur principal de l\u2019\u00e9tude. \u00ab\u00a0Ces r\u00e9sultats sugg\u00e8rent que l\u2019exposition aux espaces verts t\u00f4t dans la vie peut entra\u00eener des changements structurels b\u00e9n\u00e9fiques dans le cerveau.\u00a0\u00bb<\/p>\n<div align=\"center\"><strong>***<\/strong><\/div>\n<p>Cette \u00e9tude confirme un faisceau convergent d\u2019autres \u00e9tudes, montrant que le contact avec la nature est essentiel pour le d\u00e9veloppement du cerveau des enfants.<br class=\"autobr\" \/>Une \u00e9tude ant\u00e9rieure a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e aupr\u00e8s de 2593 enfants \u00e2g\u00e9s de 7 \u00e0 10 ans dans le cadre du projet BREATHE (<i>BRain dEvelopment and Air polluTion ultrafine particles in scHool childrEn<\/i>) qui fait des recherches sur la qualit\u00e9 de l\u2019air dans les \u00e9coles. Cette \u00e9tude a montr\u00e9 que les enfants fr\u00e9quentant des \u00e9coles ayant plus d\u2019espaces verts avaient une meilleure m\u00e9moire de travail et une meilleure capacit\u00e9 d\u2019attention que les enfants qui fr\u00e9quentaient des \u00e9coles avec peu d\u2019espaces verts.<\/p>\n<p>En suivant \u00ab\u00a0l\u2019hypoth\u00e8se de biophilie\u00a0\u00bb, concept imagin\u00e9 en 1984 par l\u2019Am\u00e9ricain Edward O. Wilson sugg\u00e9rant un lien \u00e9volutif des humains avec la nature, on peut tenter d\u2019expliquer ces r\u00e9sultats. On peut penser que les espaces verts fournissent aux enfants des occasions de rem\u00e9diation psychologique, les incitent \u00e0 de nombreux exercices de d\u00e9couverte, de cr\u00e9ativit\u00e9 et de prise de risque qui peuvent influencer positivement diff\u00e9rents aspects du d\u00e9veloppement c\u00e9r\u00e9bral. En outre, les zones plus vertes ont souvent des niveaux plus faibles de pollution atmosph\u00e9rique et de bruit, ce qui a \u00e9t\u00e9 montr\u00e9 \u00eatre favorable au d\u00e9veloppement du cerveau.<br class=\"autobr\" \/>Cela confirme l\u2019importance de penser les villes en multipliant les espaces verts et en favorisant l\u2019acc\u00e8s \u00e0 ces espaces verts. Cela peut aussi inciter \u00e0 aller vivre \u00e0 la campagne.<\/p>\n<p>Ceci \u00e9tant dit, le probl\u00e8me profond est sans doute cette croyance de l\u2019\u00eatre humain d\u2019avoir une place \u00e0 part \u2013 et sup\u00e9rieure \u2013 dans la nature. Lorsqu\u2019il prend conscience qu\u2019il fait partie int\u00e9grante de la nature et qu\u2019il est soumis \u00e0 toutes les r\u00e8gles de la nature, son regard peut changer. Vivre au contact avec la nature n\u2019est alors plus une d\u00e9marche intellectuellement souhaitable, mais une n\u00e9cessit\u00e9 aussi naturelle que respirer.<\/p>\n<div align=\"right\"><strong>Bruno Hourst<\/strong><\/div>\n<p><strong> <i>R\u00e9f\u00e9rences<\/i> <\/strong><br class=\"autobr\" \/><a class=\"spip_out\" href=\"https:\/\/www.sciencedaily.com\/releases\/2018\/02\/180223100626.htm\" target=\"_blank\" rel=\"external noopener noreferrer\">Being raised in greener neighborhoods may have beneficial effects on brain development<\/a><br class=\"autobr\" \/><a class=\"spip_out\" href=\"https:\/\/www.isglobal.org\/en\/-\/breathe-brain-development-and-air-pollution-ultrafine-particles-in-school-children\" target=\"_blank\" rel=\"external noopener noreferrer\">Projet BREATHE<\/a><br class=\"autobr\" \/><a class=\"spip_out\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Biophilie\" target=\"_blank\" rel=\"external noopener noreferrer\">Hypoth\u00e8se Biophilie<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le fait de grandir dans un lieu entour\u00e9 d\u2019espaces verts serait b\u00e9n\u00e9fique pour le d\u00e9veloppement du cerveau des enfants. C\u2019est la conclusion principale d\u2019une \u00e9tude publi\u00e9e dans Environmental Health Perspectives et dirig\u00e9e par l\u2019Instituto de Salud Global (ISGlobal) de Barcelone, en collaboration avec l\u2019UCLA (Universit\u00e9 de Californie-Los Angeles). La d\u00e9marche de l\u2019ISGlobal est fond\u00e9e sur une affirmation\u00a0: \u00ab\u00a0Au XXI\u00e8me si\u00e8cle, nous ne devrions pas tol\u00e9rer que l\u2019esp\u00e9rance de vie d\u2019une personne soit d\u00e9termin\u00e9e par l\u2019endroit o\u00f9 elle est n\u00e9e\u00a0\u00bb. Pour cette recherche, a \u00e9t\u00e9 analys\u00e9 le d\u00e9veloppement c\u00e9r\u00e9bral de 253 \u00e9coliers de primaire scolaris\u00e9s \u00e0 Barcelone. Les chercheurs ont r\u00e9colt\u00e9 par photos satellite des donn\u00e9es g\u00e9ographiques sur les lieux o\u00f9 habitaient les enfants, de leur naissance jusqu\u2019au moment de l\u2019\u00e9tude. 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En plus de ces diff\u00e9rences anatomiques, les enfants \u00e9lev\u00e9s dans des zones de verdure avaient de meilleures capacit\u00e9s d\u2019attention ainsi qu\u2019une meilleure m\u00e9moire de travail \u2013 cette m\u00e9moire \u00e0 court terme permettant de stocker et de manipuler temporairement des informations pour r\u00e9aliser une t\u00e2che particuli\u00e8re, notamment un raisonnement. \u00ab\u00a0C\u2019est la premi\u00e8re \u00e9tude qui \u00e9tablit une association entre l\u2019exposition \u00e0 long terme aux espaces verts et la structure du cerveau\u00a0\u00bb, conclue le Dr Payam Dadvand, chercheur \u00e0 l\u2019ISGlobal et auteur principal de l\u2019\u00e9tude. \u00ab\u00a0Ces r\u00e9sultats sugg\u00e8rent que l\u2019exposition aux espaces verts t\u00f4t dans la vie peut entra\u00eener des changements structurels b\u00e9n\u00e9fiques dans le cerveau.\u00a0\u00bb *** Cette \u00e9tude confirme un faisceau convergent d\u2019autres \u00e9tudes, montrant que le contact avec la nature est essentiel pour le d\u00e9veloppement du cerveau des enfants.Une \u00e9tude ant\u00e9rieure a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e aupr\u00e8s de 2593 enfants \u00e2g\u00e9s de 7 \u00e0 10 ans dans le cadre du projet BREATHE (BRain dEvelopment and Air polluTion ultrafine particles in scHool childrEn) qui fait des recherches sur la qualit\u00e9 de l\u2019air dans les \u00e9coles. 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En outre, les zones plus vertes ont souvent des niveaux plus faibles de pollution atmosph\u00e9rique et de bruit, ce qui a \u00e9t\u00e9 montr\u00e9 \u00eatre favorable au d\u00e9veloppement du cerveau.Cela confirme l\u2019importance de penser les villes en multipliant les espaces verts et en favorisant l\u2019acc\u00e8s \u00e0 ces espaces verts. Cela peut aussi inciter \u00e0 aller vivre \u00e0 la campagne. Ceci \u00e9tant dit, le probl\u00e8me profond est sans doute cette croyance de l\u2019\u00eatre humain d\u2019avoir une place \u00e0 part \u2013 et sup\u00e9rieure \u2013 dans la nature. Lorsqu\u2019il prend conscience qu\u2019il fait partie int\u00e9grante de la nature et qu\u2019il est soumis \u00e0 toutes les r\u00e8gles de la nature, son regard peut changer. Vivre au contact avec la nature n\u2019est alors plus une d\u00e9marche intellectuellement souhaitable, mais une n\u00e9cessit\u00e9 aussi naturelle que respirer. 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