{"id":4234,"date":"2020-01-23T17:51:15","date_gmt":"2020-01-23T16:51:15","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.mieux-apprendre.com\/?p=4234"},"modified":"2020-01-27T10:39:41","modified_gmt":"2020-01-27T09:39:41","slug":"les-super-seniors-une-nouvelle-population-qui-interesse-les-chercheurs-partie-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.mieux-apprendre.com\/?p=4234","title":{"rendered":"Les \u00ab super-seniors \u00bb : une nouvelle population qui int\u00e9resse les chercheurs \u2013 Partie 1"},"content":{"rendered":"\n<p>Pendant des d\u00e9cennies, les chercheurs qui \u00e9tudient la science\ndu vieillissement ont consacr\u00e9 la majeure partie de leur temps \u00e0 essayer de comprendre\nce qui ne va pas avec le fait de devenir \u00e2g\u00e9, quels facteurs de risque nous\npr\u00e9disposent \u00e0 la maladie dans notre vieillesse et comment mieux la\ndiagnostiquer et la traiter. \u00c9taient \u2013 et sont toujours \u2013 abondamment \u00e9tudi\u00e9s\nle d\u00e9clin cognitif avec l&rsquo;\u00e2ge et, bien entendu, les maladies d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives\ngravissimes comme la d\u00e9mence s\u00e9nile, les maladies d&rsquo;Alzheimer et de Parkinson,\nqui touchent essentiellement les personnes \u00e2g\u00e9es. Mais globalement et jusqu&rsquo;aux\nann\u00e9es 2000, le d\u00e9clin associ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme in\u00e9vitable.<\/p>\n\n\n\n<p>Et voil\u00e0 que des chercheurs du <em>Memory and Aging Center <\/em>de\nl&rsquo;UCSF (Universit\u00e9 de Californie, \u00e0 San Francisco, USA) sont tomb\u00e9s sur un cas,\nsuivi d&rsquo;autres, qu&rsquo;aucun manuel m\u00e9dical traditionnel ne pouvait expliquer. Le\nscan du cerveau de ces octog\u00e9naires (ou plus) montre toutes les particularit\u00e9s\nhabituelles du vieillissement c\u00e9r\u00e9bral, et pourtant ces personnes ont une\nvitalit\u00e9 et un dynamisme exceptionnel, et des capacit\u00e9s cognitives pratiquement\ninchang\u00e9es depuis de nombreuses ann\u00e9es. Les chercheurs se sont alors pos\u00e9s\nplusieurs questions&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Qu&rsquo;est-ce qui permet \u00e0 certaines personnes \u00e2g\u00e9es\nde continuer \u00e0 \u00e9voluer et prosp\u00e9rer, malgr\u00e9 leur \u00e2ge avanc\u00e9 ?<\/li><li>Qu&rsquo;y a-t-il \u00e0 apprendre des seniors les plus\nr\u00e9sistants et les plus fonctionnels parmi nous ?<\/li><li>Comment pourrait-on appliquer ces connaissances\n\u00e0 tout le monde pour promouvoir un vieillissement en bonne sant\u00e9 ?<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Comme il faut nommer toute chose, ils ont appel\u00e9 ces cas\nparticuliers des \u00ab&nbsp;super-agers&nbsp;\u00bb. Je n&rsquo;ai pas trouv\u00e9 de terme utilis\u00e9\nen fran\u00e7ais pour traduire ce nouveau mot. On pourrait les appeler des\n\u00ab&nbsp;super-seniors&nbsp;\u00bb. D\u00e9couvrons un peu ces papys et ces mamies qui font\nde la r\u00e9sistance au vieillissement.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:center\">**<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;Am\u00e9ricain Joel Kramer, qui dirige le programme de\nneuropsychologie de l&rsquo;UCSF, a \u00e9t\u00e9 le d\u00e9clencheur de ces recherches. Parmi la\ncohorte de personnes \u00e2g\u00e9es participant \u00e0 des \u00e9tudes \u00e0 l&rsquo;UCSF, il y en avait\nune, octog\u00e9naire, dont le cerveau pr\u00e9sentait toutes les caract\u00e9ristiques du\nvieillissement. Son cerveau avait commenc\u00e9 \u00e0 s&rsquo;atrophier et sa substance\nblanche \u2013 compos\u00e9e de longs faisceaux de cellules nerveuses qui transportent\ndes signaux d&rsquo;une zone \u00e0 une autre \u2013 comportait des plaques mortes, sugg\u00e9rant\nque cette personne avait subi des mini attaques c\u00e9r\u00e9brales souvent associ\u00e9es au\nd\u00e9clin cognitif.<br>\nPourtant, aux tests comportementaux, cette personne \u00e9tait en plein essor. Ses\nr\u00e9sultats aux tests cognitifs \u00e9taient impeccables et sa capacit\u00e9 \u00e0 fonctionner\nsocialement dans le monde tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e, identique \u00e0 ce qu&rsquo;elle avait \u00e9t\u00e9 depuis\ndes ann\u00e9es. Comment se faisait-il que cette personne n&rsquo;ait pas subi les ravages\ndu temps&nbsp;?<br>\nLorsque Joel Kramer rencontra la personne, il fut frapp\u00e9 par son dynamisme et\nsa vision ensoleill\u00e9e de la vie. Non seulement cette personne ne regrettait pas\nd&rsquo;\u00eatre \u00e2g\u00e9e, mais elle en \u00e9tait heureuse. Constamment occup\u00e9e par des projets,\nvalorisant l&rsquo;importance des relations, proche de sa famille, cette personne\nsemblait vraiment appr\u00e9cier ses ann\u00e9es de vieillesse. <br>\nC&rsquo;est l\u00e0 o\u00f9 Kramer inventa un nom pour les gens comme cette personne,\nvigoureuse et dynamique : les \u00ab&nbsp;super-agers&nbsp;\u00bb. Les <em>super-agers<\/em>\nsont des personnes de 70 \u00e0 80 ans (ou plus) qui ont les capacit\u00e9s mentales et\nphysiques de quelqu&rsquo;un de beaucoup plus jeune. Et Kramer, avec son \u00e9quipe, a\nentrepris de r\u00e9soudre le myst\u00e8re de leur succ\u00e8s. Car l&rsquo;affaire est\nd&rsquo;importance&nbsp;: \u00e0 mesure que nous vieillissons, lorsque l&rsquo;on constate une\nbaisse de la m\u00e9moire et d&rsquo;autres comp\u00e9tences cognitives, les gens ont tendance\n\u00e0 penser que c&rsquo;est normal, que cela fait partie du vieillissement normal. Et\nKramer a pris conscience que non, ce n&rsquo;est pas normal, il ne doit pas en \u00eatre\nainsi, il peut en \u00eatre autrement.<\/p>\n\n\n\n<p>Joel Kramer suit certains de ses \u00ab\u00a0super-agers\u00a0\u00bb\ndepuis plus d&rsquo;une d\u00e9cennie. Ils se comptent maintenant par dizaines et font\npartie d&rsquo;une cohorte beaucoup plus large de sujets \u00e2g\u00e9s de 60 \u00e0 95 ans. Tous\nles deux ans au moins, chaque sujet vient r\u00e9pondre \u00e0 des questions sur son mode\nde vie et subir une batterie de tests \u2013 fonctions cognitives, composition\nsanguine, volume c\u00e9r\u00e9bral et mesure d&rsquo;un large \u00e9ventail d&rsquo;autres facteurs\nassoci\u00e9s au vieillissement et \u00e0 la capacit\u00e9 du cerveau de fonctionner. <br>\n<br>\n<\/p>\n\n\n\n<p>Une premi\u00e8re piste qui semble influencer le vieillissement\npourrait \u00eatre li\u00e9e \u00e0 la personnalit\u00e9 des personnes. En particulier, il a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9\nque les gens qui sont plus optimistes vieillissent mieux que les gens qui ne le\nsont pas.<\/p>\n\n\n\n<p>Une autre piste a \u00e9t\u00e9 explor\u00e9e par Elissa Epel, qui codirige\nle Centre sur le vieillissement de l&rsquo;UCSF et co-auteur de <em>L&rsquo;effet t\u00e9lom\u00e8re :\nUne approche r\u00e9volutionnaire pour allonger sa vie et ralentir les effets du\nvieillissement <\/em>(les t\u00e9lom\u00e8res sont un marqueur du vieillissement, plus ils\nsont courts, plus on vieillit vite). Elle a constat\u00e9 que l&rsquo;\u00e2ge chronologique et\nl&rsquo;\u00e2ge biologique ne correspondaient pas toujours. Elle a tent\u00e9 de comprendre ce\nqui rend certains d&rsquo;entre nous plus r\u00e9silients que d&rsquo;autres, et l&rsquo;une des\nr\u00e9ponses semble \u00eatre le stress. Elle explique&nbsp;: \u00ab&nbsp;La biologie du\nvieillissement et la biologie du stress sont des amis intimes, et ils s&rsquo;influencent\nmutuellement. Plus les signes de stress chronique sont importants, plus les\nsignes de vieillissement dans les cellules sont importants.&nbsp;\u00bb Elle donne\ncomme exemple de stress chronique les membres d&rsquo;une famille qui doivent\ns&rsquo;occuper d&rsquo;un enfant atteint d&rsquo;une maladie chronique ou d&rsquo;un conjoint atteint\nde d\u00e9mence. Le stress chronique agit au niveau cellulaire et peut avoir de\nnombreux effets n\u00e9fastes.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais Elissa Epel a d\u00e9couvert qu&rsquo;il y a des choses que nous\npouvons faire pour contrer les effets toxiques du stress et ralentir le\nprocessus de vieillissement. Et cela tient essentiellement \u00e0 notre fa\u00e7on de\nvoir le monde et de consid\u00e9rer la r\u00e9alit\u00e9 que nous vivons \u2013 et elle est\nretomb\u00e9e sur l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit des \u00ab&nbsp;super-agers&nbsp;\u00bb observ\u00e9s par Joel\nKramer.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous verrons dans un <a rel=\"noreferrer noopener\" aria-label=\"second billet  (s\u2019ouvre dans un nouvel onglet)\" href=\"https:\/\/blog.mieux-apprendre.com\/2020\/01\/23\/les-super-seniors-une-nouvelle-population-qui-interesse-les-chercheurs-partie-2\/\" target=\"_blank\">second billet <\/a>les quatre caract\u00e9ristiques principales de ces \u00ab\u00a0super-agers\u00a0\u00bb \u2013 ou \u00ab\u00a0super-seniors\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:right\"><strong>Bruno Hourst<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Ressources<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/medicalxpress.com\/news\/2019-01-mystery-super-ager.html\">The mystery of the super-ager<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pendant des d\u00e9cennies, les chercheurs qui \u00e9tudient la science du vieillissement ont consacr\u00e9 la majeure partie de leur temps \u00e0 essayer de comprendre ce qui ne va pas avec le fait de devenir \u00e2g\u00e9, quels facteurs de risque nous pr\u00e9disposent \u00e0 la maladie dans notre vieillesse et comment mieux la diagnostiquer et la traiter. \u00c9taient \u2013 et sont toujours \u2013 abondamment \u00e9tudi\u00e9s le d\u00e9clin cognitif avec l&rsquo;\u00e2ge et, bien entendu, les maladies d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives gravissimes comme la d\u00e9mence s\u00e9nile, les maladies d&rsquo;Alzheimer et de Parkinson, qui touchent essentiellement les personnes \u00e2g\u00e9es. Mais globalement et jusqu&rsquo;aux ann\u00e9es 2000, le d\u00e9clin associ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme in\u00e9vitable. Et voil\u00e0 que des chercheurs du Memory and Aging Center de l&rsquo;UCSF (Universit\u00e9 de Californie, \u00e0 San Francisco, USA) sont tomb\u00e9s sur un cas, suivi d&rsquo;autres, qu&rsquo;aucun manuel m\u00e9dical traditionnel ne pouvait expliquer. Le scan du cerveau de ces octog\u00e9naires (ou plus) montre toutes les particularit\u00e9s habituelles du vieillissement c\u00e9r\u00e9bral, et pourtant ces personnes ont une vitalit\u00e9 et un dynamisme exceptionnel, et des capacit\u00e9s cognitives pratiquement inchang\u00e9es depuis de nombreuses ann\u00e9es. Les chercheurs se sont alors pos\u00e9s plusieurs questions&nbsp;: Qu&rsquo;est-ce qui permet \u00e0 certaines personnes \u00e2g\u00e9es de continuer \u00e0 \u00e9voluer et prosp\u00e9rer, malgr\u00e9 leur \u00e2ge avanc\u00e9 ? Qu&rsquo;y a-t-il \u00e0 apprendre des seniors les plus r\u00e9sistants et les plus fonctionnels parmi nous ? Comment pourrait-on appliquer ces connaissances \u00e0 tout le monde pour promouvoir un vieillissement en bonne sant\u00e9 ? Comme il faut nommer toute chose, ils ont appel\u00e9 ces cas particuliers des \u00ab&nbsp;super-agers&nbsp;\u00bb. Je n&rsquo;ai pas trouv\u00e9 de terme utilis\u00e9 en fran\u00e7ais pour traduire ce nouveau mot. On pourrait les appeler des \u00ab&nbsp;super-seniors&nbsp;\u00bb. D\u00e9couvrons un peu ces papys et ces mamies qui font de la r\u00e9sistance au vieillissement. ** L&rsquo;Am\u00e9ricain Joel Kramer, qui dirige le programme de neuropsychologie de l&rsquo;UCSF, a \u00e9t\u00e9 le d\u00e9clencheur de ces recherches. Parmi la cohorte de personnes \u00e2g\u00e9es participant \u00e0 des \u00e9tudes \u00e0 l&rsquo;UCSF, il y en avait une, octog\u00e9naire, dont le cerveau pr\u00e9sentait toutes les caract\u00e9ristiques du vieillissement. Son cerveau avait commenc\u00e9 \u00e0 s&rsquo;atrophier et sa substance blanche \u2013 compos\u00e9e de longs faisceaux de cellules nerveuses qui transportent des signaux d&rsquo;une zone \u00e0 une autre \u2013 comportait des plaques mortes, sugg\u00e9rant que cette personne avait subi des mini attaques c\u00e9r\u00e9brales souvent associ\u00e9es au d\u00e9clin cognitif. Pourtant, aux tests comportementaux, cette personne \u00e9tait en plein essor. Ses r\u00e9sultats aux tests cognitifs \u00e9taient impeccables et sa capacit\u00e9 \u00e0 fonctionner socialement dans le monde tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e, identique \u00e0 ce qu&rsquo;elle avait \u00e9t\u00e9 depuis des ann\u00e9es. Comment se faisait-il que cette personne n&rsquo;ait pas subi les ravages du temps&nbsp;? Lorsque Joel Kramer rencontra la personne, il fut frapp\u00e9 par son dynamisme et sa vision ensoleill\u00e9e de la vie. Non seulement cette personne ne regrettait pas d&rsquo;\u00eatre \u00e2g\u00e9e, mais elle en \u00e9tait heureuse. Constamment occup\u00e9e par des projets, valorisant l&rsquo;importance des relations, proche de sa famille, cette personne semblait vraiment appr\u00e9cier ses ann\u00e9es de vieillesse. C&rsquo;est l\u00e0 o\u00f9 Kramer inventa un nom pour les gens comme cette personne, vigoureuse et dynamique : les \u00ab&nbsp;super-agers&nbsp;\u00bb. Les super-agers sont des personnes de 70 \u00e0 80 ans (ou plus) qui ont les capacit\u00e9s mentales et physiques de quelqu&rsquo;un de beaucoup plus jeune. Et Kramer, avec son \u00e9quipe, a entrepris de r\u00e9soudre le myst\u00e8re de leur succ\u00e8s. Car l&rsquo;affaire est d&rsquo;importance&nbsp;: \u00e0 mesure que nous vieillissons, lorsque l&rsquo;on constate une baisse de la m\u00e9moire et d&rsquo;autres comp\u00e9tences cognitives, les gens ont tendance \u00e0 penser que c&rsquo;est normal, que cela fait partie du vieillissement normal. Et Kramer a pris conscience que non, ce n&rsquo;est pas normal, il ne doit pas en \u00eatre ainsi, il peut en \u00eatre autrement. Joel Kramer suit certains de ses \u00ab\u00a0super-agers\u00a0\u00bb depuis plus d&rsquo;une d\u00e9cennie. Ils se comptent maintenant par dizaines et font partie d&rsquo;une cohorte beaucoup plus large de sujets \u00e2g\u00e9s de 60 \u00e0 95 ans. Tous les deux ans au moins, chaque sujet vient r\u00e9pondre \u00e0 des questions sur son mode de vie et subir une batterie de tests \u2013 fonctions cognitives, composition sanguine, volume c\u00e9r\u00e9bral et mesure d&rsquo;un large \u00e9ventail d&rsquo;autres facteurs associ\u00e9s au vieillissement et \u00e0 la capacit\u00e9 du cerveau de fonctionner. Une premi\u00e8re piste qui semble influencer le vieillissement pourrait \u00eatre li\u00e9e \u00e0 la personnalit\u00e9 des personnes. En particulier, il a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 que les gens qui sont plus optimistes vieillissent mieux que les gens qui ne le sont pas. Une autre piste a \u00e9t\u00e9 explor\u00e9e par Elissa Epel, qui codirige le Centre sur le vieillissement de l&rsquo;UCSF et co-auteur de L&rsquo;effet t\u00e9lom\u00e8re : Une approche r\u00e9volutionnaire pour allonger sa vie et ralentir les effets du vieillissement (les t\u00e9lom\u00e8res sont un marqueur du vieillissement, plus ils sont courts, plus on vieillit vite). Elle a constat\u00e9 que l&rsquo;\u00e2ge chronologique et l&rsquo;\u00e2ge biologique ne correspondaient pas toujours. Elle a tent\u00e9 de comprendre ce qui rend certains d&rsquo;entre nous plus r\u00e9silients que d&rsquo;autres, et l&rsquo;une des r\u00e9ponses semble \u00eatre le stress. Elle explique&nbsp;: \u00ab&nbsp;La biologie du vieillissement et la biologie du stress sont des amis intimes, et ils s&rsquo;influencent mutuellement. Plus les signes de stress chronique sont importants, plus les signes de vieillissement dans les cellules sont importants.&nbsp;\u00bb Elle donne comme exemple de stress chronique les membres d&rsquo;une famille qui doivent s&rsquo;occuper d&rsquo;un enfant atteint d&rsquo;une maladie chronique ou d&rsquo;un conjoint atteint de d\u00e9mence. Le stress chronique agit au niveau cellulaire et peut avoir de nombreux effets n\u00e9fastes. Mais Elissa Epel a d\u00e9couvert qu&rsquo;il y a des choses que nous pouvons faire pour contrer les effets toxiques du stress et ralentir le processus de vieillissement. Et cela tient essentiellement \u00e0 notre fa\u00e7on de voir le monde et de consid\u00e9rer la r\u00e9alit\u00e9 que nous vivons \u2013 et elle est retomb\u00e9e sur l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit des \u00ab&nbsp;super-agers&nbsp;\u00bb observ\u00e9s par Joel Kramer. Nous verrons dans un second billet les quatre caract\u00e9ristiques principales de ces \u00ab\u00a0super-agers\u00a0\u00bb \u2013 ou \u00ab\u00a0super-seniors\u00a0\u00bb. Bruno Hourst Ressources The mystery of the super-ager<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4235,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[71],"tags":[5,34,38,40],"class_list":{"0":"post-4234","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sante-nutrition","8":"tag-cerveau","9":"tag-personnes-agees","10":"tag-sante","11":"tag-stress","12":"czr-hentry"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.mieux-apprendre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4234","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.mieux-apprendre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.mieux-apprendre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.mieux-apprendre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.mieux-apprendre.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4234"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blog.mieux-apprendre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4234\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.mieux-apprendre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/4235"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.mieux-apprendre.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4234"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.mieux-apprendre.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4234"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.mieux-apprendre.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4234"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}